Les piliers fondamentaux de notre engagement
Justice Sociale et raciale
Nous combattons les inégalités sociales et les hiérarchies raciales héritées de l’histoire coloniale. Nous agissons pour une société où les femmes haïtiennes vivent sans discrimination liée à leur origine, leur couleur de peau, leur classe sociale ou leur identité.
Justice Reproductive et menstruelle
Nous défendons le droit de chaque femme à disposer de son corps et à prendre des décisions libres concernant sa santé reproductive. Nous militons pour l’accès aux soins, à l’information, à la contraception, à l’avortement et pour la fin de la stigmatisation liée aux menstruations.
Justice Linguistique et épistémique
Nous affirmons le droit de comprendre, de s’exprimer et de produire du savoir dans sa langue. Nous défendons la reconnaissance du créole comme langue légitime de connaissance, d’éducation et de transmission.
Justice de guérison et du soin
Nous créons des espaces où les femmes peuvent se reconstruire après les violences et les oppressions. Nous valorisons le soin collectif, l’écoute, le soutien communautaire et les pratiques de guérison qui permettent de retrouver dignité et autonomie.

Pourquoi le nom Gran Jipon ?
En Haïti, une « gran jipon » désigne une femme qui connaît ses droits et qui ne se laisse pas faire. L’expression sert souvent d’insulte pour discréditer les femmes qui parlent, qui revendiquent ou qui refusent l’injustice.
Nous avons choisi ce nom pour le réapproprier. La figure de Manzè Sandrine dans la lodyans « Mèt zabèlbòk » de Maurice Sixto illustre bien cette idée. Elle incarne une femme digne, consciente de ses droits et capable de tenir tête.
Porter le nom Gran Jipon signifie refuser la honte imposée aux femmes qui revendiquent leur place. Nous affirmons que connaître ses droits et les défendre est une force.
La honte doit changer de camp.


Pourquoi le féminisme intersectionnelle ?
Nous avons choisi le féminisme intersectionnel parce que les femmes ne vivent pas toutes les mêmes réalités. Le genre se croise avec la race, la classe sociale, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou la situation économique. Ces dimensions produisent des formes d’inégalités différentes. Le féminisme intersectionnel permet de comprendre ces croisements et d’analyser les systèmes d’oppression dans leur ensemble. Cette approche nous pousse à écouter les voix les plus marginalisées et à refuser un féminisme qui parle au nom de toutes tout en en excluant certaines. Elle guide notre action et nous permet de construire une lutte féministe qui prend en compte la diversité des expériences des femmes.

